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Les accords de Genève Ce lundi 1er décembre 2003 ont été signés - de manière symbolique - les Accords de Genève. Ce document, qui résulte du travail effectué par Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, est une proposition d’accord de Paix global entre l’Etat d’Israël et les représentants du peuple palestinien. Cette initiative de paix est la preuve qu’il existe dans les deux camps des partenaires prêts à mettre fin à l’occupation et au conflit meurtrier qui déchire la région depuis si longtemps. De plus cette démarche va permettre de clarifier le débat politique et de donner une véritable perspective aux peuples de la région. En effet, depuis le début de la seconde Intifada, la plus grande confusion régnait et celle-ci a permis aux bellicistes de chaque camp d’imposer une lecture « religieuse » du conflit. Ce type de lecture est dangereuse car elle tend à faire croire que les adversaires sont « naturellement » irréconciliables et favorise la multiplication des dérapages racistes. En réalité, nous sommes confrontés à un conflit politique opposant deux mouvements nationaux et seul un compromis politique permettra d’y mettre fin. Les accords de Genève montrent que ce type de compromis est possible et placent donc tous les acteurs devant leurs responsabilités : soit on agit pour avancer sur la voie du compromis politique incarné désormais par les accords de Genève, soit on privilègie l’impasse et la prolongation du conflit par des actions contraires à la logique de ces accords et de la solution de deux Etats pour deux peuples. Nous, nous avons choisi notre voie. Nous pensons que la prospérité économique et le caractère démocratique de l’Etat d’Israël passent avant les colonies et l’esplanade des Mosquées. Nous pensons, comme les 4 anciens dirigeants du Shin-Bet qui sont intervenus récemment dans la presse israélienne, que le retrait de Tsahal des territoires occupés renforcerait la sécurité de l’Etat d’Israël plutôt que de le mettre en péril. Nous pensons enfin que si la direction palestinienne est prête à reconnaître Israël comme le foyer du peuple juif, l'opportunité de construire la Paix est bien réelle et que la manquer serait irresponsable au regard de l’Histoire. Dor Hashalom soutient donc la démarche des initiateurs des Accords de Genève et veut susciter le débat sur ces accords au sein de la Communauté juive de Belgique. Nous avons donc décidé de vous envoyer le texte intégral de ceux-ci en français afin que chacun puisse se faire sa propre idée, loin des faux-fuyants et des querelles anachroniques. C’est aussi dans cette optique que nous avons décidé d’organiser un débat sur ce sujet le jeudi 11 décembre 2003 avec deux partisans du Pacte de Genève: Yuli Tamir, député travailliste et Ghassan al-Khattib, Ministre du Travail dans le nouveau cabinet Quori. Pour conclure nous voulons saluer l’action de Yossi
Beilin, Avraham Burg, Yuli Tamir et leurs amis qui ont réussi à
redonner une voix et une perspective à la gauche israélienne.
Nous, qui sommes tant attachés à Israël, pensons que
l’on ne peut pas laisser passer cette chance. Espérons qu’à
coté du 4 novembre, date de la commémoration douloureuse
de l’assassinat de Rabbin, le premier décembre devienne lui
aussi une date symbolique, celle du début d’une nouvelle
ère. |
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