
Dans
ce Kesher, Dor Hashalom vous présente une interview
de Hanan Ashrawi, députée palestinienne de la
liste indépendante «La Troisième voie».
Elle se penche avec nous sur les conséquences de la
victoire du Hamas lors des élections législatives
de janvier. Un thème également abordé
lors de notre conférence du 15 février avec
Pascal Fenaux, journaliste au Courrier international.
Nous nous préparons à accueillir
l’un des grands éditorialistes de Ha’aretz,
Akiva Eldar. Le 20 avril 2006, il viendra à Bruxelles
spécialement pour nous parler de son dernier livre
traitant de l’histoire et de l’avenir de la politique
israélienne de colonisation. Bloquez donc déjà
cette date dans vos agendas et parlez-en autour de vous.
D’ici
là, nous vous invitons à nous rejoindre à
l’Espace Rabin le 28 mars 2006 pour suivre en direct
les premiers résultats des élections législatives
israéliennes, sujet qui sera bien sûr au centre
du prochain Kesher.
En attendant, nous vous souhaitons comme d’habitude
une bonne lecture.
L’équipe du Kesher

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Interview
de
HANNAN ASHRAWI
Réalisée le 1er mars 2006 par Coralie
Stalberg et Daphné Gellert |
La
rédaction de Dor Hashalom a eu l’opportunité
de s’entretenir avec une personnalité palestinienne
de taille : le Professeur Hannan Ashrawi,
qui lors de ces élections se présenta au sein
d’une liste indépendante, «La Troisième
Voie». Elle a ainsi été réélue
au Conseil législatif palestinien, son parti ayant
obtenu deux des 132 sièges. Madame Ashrawi analyse
pour nous les raisons multiples qui ont porté le Hamas
au pouvoir et nous expose les défis majeurs à
relever pour une société palestinienne qu’elle
veut démocratique, pluraliste et laïque.
Fondatrice
du département de langue et littérature anglaise
à l’université de Bir Zeit en 1973, Hannan
Ashrawi mène de pair des responsabilités académiques
et un activisme politique, qu’elle perçoit très
tôt comme intimement liés. Alors que l’université
de Bir Zeit connaît des périodes prolongées
de fermetures imposées par l’armée israélienne,
elle crée le « Comité d’aide légale
et le programme d’action pour les droits de l’homme
de Bir Zeit ».
Avec le déclenchement de l’Intifada de 1988,
elle se consacre entièrement à la politique,
en rejoignant le Comité politique de l’Intifada.
De 1991 à 1993, elle occupe la fonction de porte-parole
de la délégation palestinienne du processus
de paix au Moyen-Orient.
En
1996, Madame Ashrawi est nommée Ministre de l’Education
et de la Recherche, poste dont elle démissionnera deux
ans plus tard, pour protester contre la corruption politique
au sein du Fatah. Elle fonde alors MIFTAH, qui œuvre
pour le respect des droits de l’homme, de la démocratie
et de la paix. Au sein de Miftah, Hannan Ashrawi milite contre
l’occupation israélienne, à partir d’un
travail se centrant sur des préoccupations humanitaires
d’avantage qu’idéologiques ou historiques.
Proche de l’héritage intellectuel d’Edward
Saïd, Mme Ashrawi a également publié de
nombreux ouvrages consacrés à la littérature,
la politique et la culture palestinienne. Elle est également
poète.
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